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Images Aléatoires

Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 10:59

(...) Dans le bouddhisme, l'action signifie la relation entre la cause et l'effet du karma, et l'effet se divise en deux aspects, positif et négatif, ou, plus exactement "effet aimé" et "effet non-aimé". 

(...) Il y a deux sortes d'actions:

- la fonction qui produit un effet (jnana en sanskrit)

- l'aspect qui entraîne, influence l'effet aksepa. 

Ces deux sortes d'actions se réalisent dans l'action personnelle. De ces deux causes, l'une est directe, contagieuse; l'autre est infectieuse. C'est-à-dire qu'elle se réalise par l'interdépendance.

(...) Certains ont pu dire de la cérémonie que c'était une action réflexe, une habitude du corps, à l'image du réflexe conditionné de Pavlov. Ce n'est pas entièrement faux et, en outre, les bonnes habitudes du corps ne sont pas à négliger. Mais une telle vision est trop limitative, car dans le Zen, contrairement à ce qui se passe dans le réflexe conditionné, le corps est vigilant.

... Tout comportement, toute attitude du corps influence la conscience; c'est pourquoi, on trouve dans les sutras bouddhistes, et tout particulièrement dans le Shobogenzo de Maître Dogen, la description de règles strictes que les moines doivent observer dans les divers actes de la vie quotidienne...

(...) Les effets sont de deux sortes:

- Karma agréable, ou ista en sanskrit.

- Karma désagréable ou anista.

Il s'agit du jugement subjectif de celui qui subit les effets de son karma. Aussi l'appréciation de l'effet consécutif à l'action amènera-t-elle soit à persister dans l'action ou à la réitérer si l'effet est agréable, soit à l'éviter ou à l'interrompre si l'effet est désagréable. Il n'est plus question ici de jugement objectif, c'est un problème d'appréciation subjective, de psychologie personnelle. Le bien et le mal ne recouvrent pas un sens strictement moral, mais résultent seulement d'une appréciation subjective, liée à la sensibilité et à l'affectivité propres de l'individu.

(...) Selon les effets agréables ou désagréables du karma, le monde de seken(la vie intérieure) est vécu de façon satisfaisante ou non. Toutefois, on peut marcher droit sur la Voie juste et rencontrer des obstacles: c'est l'ancien karma qui se manifeste, nécessairement. Les bons effets ne sont pas souvent immédiats. Chaque chose doit s'accomplir, et eux aussi s'accomplissent nécessairement. Mais il ne faut pas les attendre, car cette attente, cette impatience et cette recherche du profit sont elles-mêmes semence de mauvais karma. Vous ne pourriez que récolter le contraire de ce que vous attendez.

Soyez mushotoku, sans but ni esprit de profit, telle est la dimension ultime du monde de seken.

(...) Toute société structurée comporte des lois et des règles; cela constitue l'ordre social. Mais il est toujours frappant de constater l'inexactitude, l'incompétence et l'injustice de cette "morale" sociale. Le travailleur honnête, par exemple, peut rester pauvre sa vie durant, et l'usurpateur malhonnête s'arroger toutes les richesses qui lui assureront une vie confortable. Ce sont les limites de la morale sociale. 

Les actions méritoires, la "récompense" ne relèvent pas du monde social. C'est un problème profondément individuel et religieux, le problème du karma.

Le mérite issu d'une bonne action est une donnée intérieure et immatérielle: il s'accomplit nécessairement, et à notre insu, à travers le fruit de nos actions qui témoignent précisément de notre karma.

(...) La réponse apparaît certes différente selon le lieu et l'époque; les critères n'en sont pas rigoureusement universels, et cela pose une fois encore le problème des limites de la morale sociale. Toutefois, le problème du karma transcende ces données, car le karma ne se réfère pas à des lois abstraites ou philosophiques. Ses effets s'apprécient à partir des données subjectives du contentement et du mécontentement.

(...) Zazen est douloureux "ici et maintenant", il implique des sacrifices et nécessite de l'effort; certainement, la plupart des gens pensent que nous sommes fous, que nous perdons notre temps, que nous sommes masochistes. Mais l'effet de ce karma est grand, le plus grand, infini, et il se manifestera nécessairement à l'avenir. Dogen lui-même a dit dans le Shobogenzo: Par zazen, nous recevons dans le futur des mérites infinis. Cependant, nous ne devons pas faire zazen pour que se réalise cet effet infini...

(...) Le karma présent réalise le karma passé, et les actions du karma passé s'actualisent dans les effets du karma présent et futur. 

(...) Un meurtre, par exemple, sera un problème en soi pour la justice et ne sera considéré que comme tel: la police aura pour rôle de trouver le meurtrier, celui de la justice de le condamner, et le problème socialement, sera plus ou moins résolu. Mais d'un point de vue religieux, l'action ne s'arrête pas là, et le karma engendré se perpétue, éternellement. Car la semence est présente au fond de l'action. 

Le karma non manifesté existe, aussi profond, aussi indestructible que le subconscient en psychologie (c'est mushogo en japonais). 

(...) Même si la volonté est forte, il est très difficile d'enrayer les actions de ces semences de mauvais karma, car le karma intérieur (ou potentialité) ne se réalise pas à la surface, il demeure enfoui, et se réalise en profondeur, imperceptiblement. (...) ainsi existe le karma non manifesté en puissance de réalisation.

(...) Le karma manifesté est l'acte vécu, achevé ou en voie d'achèvement. Mais demeure partout le Pouvoir invisible, la puissance non manifestée, mushogo.

(...) dès que la semence sera en terrain favorable, elle se développera, nécessairement, en fonction du milieu et des circonstances. (...) les relations sont très étroites entre le karma manifesté (l'action du corps et de la conscience), et le karma non manifesté. 

(...) Aussi la relation est-elle de dépendance, comme l'ombre dépend de l'arbre. Davantage encore, une imbrication étroite les fait coexister dans un ensemble d'interactions.

(...) Maître Hotetsu s'éventait tranquilement. Un jeune moine vint à lui et lui demanda:"Pourquoi vous servir d'un éventail ? L'air est partout !" Le maître lui dit alors: "Tu sais seulement que l'air existe partout, mais tu ne sais pas que, sans action, on ne peut engendrer le vent !".

(...) aussi faut-il cesser d'engendrer des illusions pour le retrouver, encore faut-il pratiquer la posture et la respiration justes pour engendrer la conscience juste, la conscience originelle.

Lorsque vous pratiquez zazen, dans le dojo, vous engendrez le bon karma non manifesté, karma infiniment bon.

Même si votre karma manifesté est mauvais, l'effet du bon karma de zazen contre-balance le mauvais, le contrôle et le fait décroitre. Telle est la force, la puissance du karma non-manifesté, originellement bon.

 

Taisen Deshimaru

"Zen et Vie Quotidienne"

 

http://themiddleway.net/wp-content/uploads/2007/02/karma.png

 

Par Sylvie - Publié dans : ZEN
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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 18:48

" Il ne faut pas cacher la lampe sous le boisseau"

Proverbe français

 

 

Le Boisseau

La mention dans l’un des documents dont nous avons fait état à la fin du chapitre précédent d’un dieu du fourneau, déjà évoqué dansZhuang zi, nous conduit directement au personnage de Li Shaojun. Celui-ci vivait au temps de l’empereur Wu des Han (140-87) et connaissait, nous dit le Shiji, l’“art du fourneau” qui permettait de faire venir les esprits, celui de ne pas avoir besoin de manger (l’une des pratiques taoïstes, encore) et d’écarter la vieillesse. Il aurait fondu du cinabre qui, par l’entremise des esprits ainsi convoqués, pouvait être transformé en or; l’immortalité était alors assurée à quiconque mangerait dans cette vaisselle d’or. Ce sont les premières traces connues de l’alchimie chinoise. Elles émaneraient du milieu desfangshi. Ce sont eux encore qui conseillèrent à l’empereur de faire des sacrifices au Grand Un (Taiyi), au Ciel et à la Terre - une triade qui annonce celle des taoïstes - ainsi qu’aux Cinq Empereurs des quatre points cardinaux et du centre, et de porter un étendard sacré où figurerait une représentation du Boisseau (la Grande Ourse) flanquée de celles du soleil et de la lune. 

C’est sous l’empereur Wu, et plus généralement pendant la dynastie des Han, que fleurirent en effet lesfangshi dont les théories sont étroitement liées à celles desweishu, ouchenwei, les “apocryphes” ésotériques voués à la science des présages, dont ils furent les champions. Ceux-ci, comme leur nom l’indique (wei, deweishu, signifie “trame”), prétendaient être la trame cachée, le fondement ésotérique des Canons classiques, lesjing (ce mot, dans l’une de ses acceptions, désigne la chaîne d’un tissu). Ils véhiculaient une idéologie propre à cette époque qu’on a appelée le “confucianisme des Han” ou lejinwen, l’école des “écrits nouveaux”. Ils ont été proscrits et brûlés à la fin des Han et ne subsistent plus que par fragments difficiles à dater, mais dont l’étude et la comparaison avec les textes taoïstes s’avèrent étonnamment fructueuses. L’affinité entre les sujets d’étude desfangshi et celle des taoïstes a été longtemps si grande que la distinction entre ces penseurs et les taoïstes est malaisée à faire, au point que nombre de traités de géomancie ou de divination qui relèvent de la pratique desfangshi ont été incorporés dans le Daozang.

(...)

L’univers étant perçu comme éminemment changeant, ce qui est bon à un moment donné ne l’est pas à l’autre, un endroit favorable à un moment donné ne l’est pas à un autre. Ainsi, un événement, fait ou individu, prend son sens dans un contexte donné, construit selon un système d’interrelations dont il faut connaître la morphologie. De là sont nées toutes sortes de spéculations et de “cartes” du monde où chaque secteur de l’espace doit être situé dans un temps donné, ce qui conduit à accorder à la calendérologie une place importante. Or, c’est à cette époque que les calendérologistes et les devins ont le plus travaillé, encouragés probablement par la doctrine officielle de l’État, un confucianisme imprégné des théories du Yin-Yang et des Cinq Agents, et ont ainsi établi les bases de ce qui sera la cosmologie de la Chine classique et en particulier celle du taoïsme. Mis en présence de plusieurs systèmes de datation et d’orientation, ils ont cherché à les raccorder ensemble pour tenter d’en dresser un système cohérent et ont été ainsi conduits à dessiner des cartes du monde qu’on trouve soit dans des textes comme leY ueling (les “Ordonnances mensuelles” incorporées dans le Li ji, le “Classique des rites”) ou le Huainan zi, soit dans les tables de divination. Et c’est de ces cartes du monde et des spéculations sur sa genèse que le taoïsme a directement hérité.

 

Histoire du Taoïsme

Isabelle Robinet

 

 

La demeure des sept Rishi


Dans la tradition hindoue, la Grande Ourse (nommée sapta-riksha) est la demeure des sept Rishi, symboles de la sagesse et de la tradition primordiale. La constellation est donc à la fois un séjour des Immortels et le centre, l'arche, où se conserve la connaissance traditionnelle.

Nous avons noté qu'en Chine, la Grande Ourse avait été la Balance, puis le Boisseau (teou). Tournant autour du centre du ciel, le Boisseau indique successivement par son manche les quatre divisions du jour et les quatre saisons de l'année. Selon Sseu-ma Ts'ien, le Boisseau est le char du Souverain; il se meut au centre; il gouverne les quatre orients; il sépare le yin et le yang; il détermine les quatre saisons; il équilibre les cinq éléments; il fait évoluer les divisions du temps et les degrés de l'espace; il fixe les divers comptes. Or on observe que tel est le rôle de l'empereur dans le Ming-t'ang, au centre du monde… Le Ming-t'ang (comme le teou des sociétés secretes) est, à l'aplomb de la Grande Ourse, sa représentation microcosmique. Le timon du Grand Chariot, dit encore le Traité de la Fleur d'Or, fait tourner la manifestation tout entière autour de son centre. L'étoile polaire — qui fut originellement une étoile de la Grande Ourse (teou-mou) — est T'ien-ki, Ie faîte du Ciel. C'est la demeure de T'ai-yi, le Suprême Un. C'est pourquoi la Grande Ourse est utilisée comme support dans les méthodes de concentration spirituelle pour garder l'Un. La constellation est alors à l'aplomb de l’homme qui atteint l'état central : elle descend sur le sommet de sa tête. En diverses cérémonies, l'appel à T'ai-yi se fait par la représentation des sept étoiles de la Grande Ourse sur un étendard.

Ces Sept étoiles correspondent, selon Sseu-ma Ts'ien, aux sept Recteurs, qui évoquent certes, les sept Rishi, mais aussi aux sept ouvertures du corps et aux sept ouvertures du cœur. Ainsi le cœur, centre du microcosme humain, en est-il considéré comme la Grande Ourse. Le Seigneur T'aiyi, est-il dit, tient dans sa main gauche le manche des sept étoiles du Boisseau, dans sa main droite le premier filet de la constellation boréale (étoile polaire). Ce qu'on rapprochera de Apocalypse, 1, 16 : le Christ du Nouvel Avènement tient dans sa main droite les sept étoiles [1]. La notion d'immortalité n’est absente d'aucun de ces symboles, non plus, sans doute, que de la coutume chinoise de figurer les sept étoiles sur les cercueils. L'extension populaire de ces diverses interprétations fait de la Grande Ourse la résidence du Régent de la Destinée, appelé Pei-teou, comme la constellation elle-même.

On remarquera enfin que, chez les Montagnards du Sud-Viêt-nam, la Grande Ourse est l'archétype céleste, selon lequel sont construits les bateaux, ce qui nous ramène par un détour à la notion de navigation* et d'arche* primordiale (CHAT, DAMS, GRAP, GRlF, GUET, GUES, LECC. MAST, SOOL).

Selon Lehmann-Nitsche, cette constellation reproduite sur les murs du grand Temple de Coricancha à Cuaco, représentait pour les Incas du Pérou le Dieu du Tonnerre et des Pluies.

Dans les légendés celtiques, la Grande Ourse, on l'a noté, se 'nommait : Le Chariot d'Arthur.


Dictionaire des Symboles

Jean Chevalier & Alain Gheerbrant

Robert Laffont

 

 

La science des nombres

Pour que Pharaon puisse parler à la grande Ennéade, Horus doit lui avoir ouvert la bouche et les yeux ; le roi s'identifie au verbe et à la substance même de la corporation divine : les lèvres de Pharaon sont les deux Ennéades, la sueur de Pharaon est la sueur des deux Ennéades qui sont purifiées pour Pharaon dans la Grande Ourse , l'impérissable. Lorsque Pha­raon est lui-même purifié, la lumière divine apparaît en gloire, et l'Ennéade (pesedjet) brille (pesedj).

http://matiere-a-esprit.over-blog.fr/article-15079026.html

La Grande Ourse

La Grande Ourse est la constellation la plus connue, celle qu'on apprend généralement à reconnaître en premier dans l'hémisphère nord. Sept étoiles ressortent nettement parmi les autres et forment le Chariot (ou la Casserole ).

(...)

Quant aux  romains, ils les appelèrent les Septem Triones (les sept bœufs) en raison de leur lent déplacement autour de la polaire, alors proche de l'étoile Thuban (α du Dragon), qui leur rappelait celui des bœufs pendant les labours ou sur l'aire de battage.

Pour la même raison, les grecs la désignait également sous l'appellation : Helike (hélice ou spirale). À noter que le mot grec arktos veut dire ourse. Voilà qui a le mérite d'éclaircir certaines origines d'ordre sémantique.

http://matiere-a-esprit.over-blog.fr/article-15079110.html

Par Sylvie - Publié dans : ALCHIMIE
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 07:45

link

http://www.macrolivres.com/fiches/aromatherapie_et_phytoenergetique.php

Source: Michel Odoul

"

Si l’on accepte le paradigme vibratoire de notre univers, codifié par l’orient mais également par la science occidentale de ces dernières décennies, les huiles essentielles doivent posséder, au-delà de leur dimension moléculaire pure, une dimension vibratoire (électrique ou ondulatoire). Mais comment l’envisager et ensuite la conceptualiser de façon cohérente.

Nous devons beaucoup pour cela aux recherches du docteur Valnet (qui a basé sa médecine du terrain sur les travaux de Louis Claude Vincent) et aux travaux du biochimiste, Pierre Franchomme, qui a su « positionner » les molécules aromatiques sur le fameux bio-électrogramme du même Vincent.

Pour résumer, Louis Claude Vincent a élaboré un référentiel essentiel à l’usage de l’Aromathérapie et, à travers lui, à la pratique générale des huiles essentielles. Cet outil donne en effet une structuration très utile de la composition moléculaire des H.E. Il permet ainsi de les choisir en fonction de critères scientifiques démontrés et « non simplement empiriques ». C'est grâce à cette approche électromagnétique que nous avons pu faire le pont avec l'énergétique pure.

"

http://www.macrolivres.com/img/speciali/a/aromatherapie_et_phytoenergetique_17.jpg       http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/32/Wuxing.svg/150px-Wuxing.svg.png      http://ecx.images-amazon.com/images/I/51JHYMBHGPL._SL500_AA300_.jpg


Par Sylvie - Publié dans : ALCHIMIE
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 22:19

http://geobiologie-sante.com/2011/03/30/ceremonie-de-leau-avec-le-dr-masaru-emoto-31032011/

Le Dr Masaru Emoto, bien connu pour ses recherches sur l’eau et sur sa réceptivité aux pensées et aux émotions invite la planète à le rejoindre pour une cérémonie de prière qui aura lieu le jeudi 31 mars 2011 à midi.

Pour toutes les personnes autour du monde

S’il vous plaît envoyez vos prières d’amour et de gratitude à l’eau des centrales nucléaires à Fukushima, Japon!

Après le séisme de magnitude 9 massive et le surréaliste tsunami, plus de 10.000 personnes sont toujours portées disparues … même maintenant …  16 jours ont passé déjà depuis la catastrophe.  Le pire est que l’eau dans les réacteurs des centrales nucléaires Fukushima a commencé à fuir, et à contaminer l’océan, l’air et les molécules d’eau des zones environnantes.
La sagesse humaine n’a pas été en mesure de faire beaucoup pour résoudre le problème, mais nous essayons seulement de refroidir la colère des matières radioactives dans les réacteurs en évacuant l’eau à leur disposition.
N’y a-t-il vraiment rien d’autre à faire?
Je pense que si ! Pendant plus de vingt années de recherche à mesurer le hado et la technologie des cristaux d’eau photographique, j’ai été témoin de ce que l’eau peut devenir positive quand elle reçoit la vibration pure de la prière de l’homme, peu importe comment elle est loin.
La formule de l’énergie d’Albert Einstein, E = MC2 signifie en réalité que de l’énergie = nombre de personnes et de la place de la conscience des gens. Il est maintenant temps de comprendre le vrai sens.
Joignons-nous tous la cérémonie de prière en tant que citoyens de la planète Terre.
Je voudrais demander à toutes les personnes, pas seulement au Japon, mais partout dans le monde s’il vous plaît de nous aider à trouver une issue à la crise de cette planète! 

La procédure de la prière est la suivante

Nom de la cérémonie:
« Envoyons nos pensées d’amour et de gratitude à toutes les eaux dans les centrales nucléaires à Fukushima »  

 

Jour et heure:
31 mars 2011 (jeudi)
12:00 midi dans chaque fuseau horaire

S’il vous plaît dire la phrase suivante:

« L’eau de la centrale nucléaire de Fukushima, nous sommes désolés de vous faire souffrir. 

S’il vous plaît pardonnez-nous. Nous vous remercions, et nous vous aimons ».

S’il vous plaît dites-le à haute voix ou dans votre tête.

Répétez trois fois en joignant les mains dans une position de prière.

S’il vous plaît offrez votre prière sincère.

 

 

Merci beaucoup du fond du cœur.

Avec amour et de gratitude,
Masaru Emoto

Messager de l’eau

 


Par Sylvie - Publié dans : ECOLOGIE
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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 10:12

Ecouter la video:

link

(attendre quelques instants pour visualiser).

 

"

Madame, Monsieur,

Venant d’apprendre avec stupeur le projet Européen concernant l’interdiction des plantes médicinales, je m’insurge quant à cette violation primaire aux droits humains.

De nombreuses personnes se sont toujours soignées par les plantes et ont constaté leur grande efficacité.

Doit-on devenir des cobayes des lobbys pharmaceutiques sans alternative, sachant que les médicaments qui soignent un problème spécifique peuvent avoir des effets secondaires catastrophiques à d’autres niveaux ?

J’estime qu’on ne peut pas annuler un savoir ancestral de médecine par les plantes pour le seul profit de multinationales pharmaceutiques.

L’heure est très grave et je vous prie de prendre en compte ce cri d’alarme avant que de sérieux problèmes n’émergent.

Il convient d’apporter en urgence des amendements à cette directive afin qu’elle prenne davantage en compte les préparations à base de plantes non-Européennes.

Je vous prie instamment d’exercer les pressions nécessaires au Parlement européen ainsi que sur la Direction générale de la santé et des consommateurs (DG SANCO) afin de présenter de tels amendements.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes meilleures salutations.

"

link

Par Sylvie - Publié dans : ECOLOGIE
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 09:04

A l’origine, le nom "Shingon" est la traduction d’un mot d’origine sanskrite "mantra", qui signifie "parole vraie". Ces mantras, constitués de syllabes mystiques, étaient en fait des formules prononcées par les bouddhistes. Ils étaient considérés comme des sons sacrés. Dans l’Inde védique (de 1800 à 800 av. JC), on les répétait pour obtenir des Dieux bonheur, force ou santé...
(...)
Au centre de ce Bouddhisme ésotérique, le Bouddha Mahavairocana (en japonais Dainichi) fait figure de divinité centrale. Ce nom "Mahavairocana" signifie "Le Grand Illuminateur de tout" ; Symbole de la Vie éternelle et personnification de l’Univers, le Bouddha Mahavairocana est à la fois Tout, et partout (Le Bouddha Sakyamuni n’en est qu’une simple émanation).
Le Shingon, qui s’inspire de cette voix du Véhicule du Diamant, repose aussi sur deux textes sacrés, écrits vers le 2ème siècle en Inde : le Kongôtchô-kyô et le Daïnitchi-kyô.
Le premier présente "le monde du Diamant", c’est-à-dire la sagesse du Bouddha ; cette dernière est comparée à la dureté et à la pureté du diamant, pouvant anéantir tout désirs et illusions.
Le deuxième texte explique comment obtenir cette sagesse : par la "compassion", les mantras, les mudras (gestes des mains)...
(...)
D’après Aoki Senseï, un des plus grands maîtres Shingon (mort en 1985) :
« Nous ne vivons pas seuls, mais grâce aux autres. Notre vie est un don précieux qu’ils nous font. Aussi devons-nous cultiver un sentiment de respect et de reconnaissance non seulement vis-à-vis des personnes vivantes ou décédées à qui nous devons d’être là, mais encore pour chaque objet que nous utilisons. La vie est partout et dans chaque chose... »
http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article366


L'enseignement du Shingon se réfère principalement à deux textes sacrés, le Kongôtchô-kyô (sanscrit : Vajrasekhara Sûtra) et le Daïnitchi-kyô (sanscrit : Mahâ-Vairocana Sûtra) , écrits vers le IIe siècle au monastère de Nalanda dans le nord de l'Inde.

Cette école bouddhiste du yoga des trois mystères, le « traïguya-yoga », explique qu'il est possible de devenir Bouddha dès cette vie.

Différentes écoles Shingon japonaises ont des points de vues différents des commentaires du fondateur Kūkai : les écoles traditionalistes (Kôgi shingon des temples de Koya san, Daigogi, etc) et les réformateurs (shingi shingon branches Buzan Ha et Chizan) des temples Hasédera et Chishakuin) mais pour bien appréhender ces différences de points de vues il est nécessaire d'être un lettré japonais.

Ces enseignements affirment que la nature originelle de l'esprit de l'homme est pur, c'est le cœur de compassion, la « bodhi », dont l'essence est identique à celle de l'Univers. Ce qui différencie les différentes écoles du Shingon c'est justement les moyens d'appréhender cette ultime réalité.

 

D'une façon générale : Si nous souffrons, c'est parce que nous nous attachons à ce qui est impermanent dans ce monde de la forme et du désir, que chacun conçoit ainsi en fonction de ce qu'il est intérieurement.

Les passions, regroupées sous le vocable de triple poisons (la concupiscence, la colère et l'aveuglement) correspondent à des forces vitales nécessaires à la survie et au développement de tout organisme animal.

Le désir et l'aversion structurent le moi et l'obligent à se perfectionner pour mieux arriver à ses fins matérielles.

 

Ces « moyens alchimiques » pour utiliser ces « poisons » en énergies de réalisation spirituelle sont expliqués dans les seize chapitres du sutra Rish-è, textes de base du mikkyo du bouddhisme Shingon alors que le texte de base de l'école Tendai (Hokké-kyo/sutra du Lotus) explique qu'avant d'avoir accès au mikkyo (Taimitsu des moines Ennin et de Chisho Daishi) des étapes sont nécessaires avec des voies différentes en fonction du karma de chacun.

Durant de nombreuses vies passées, la nécessité de s'affirmer et de défendre son territoire, malgré et contre les autres, a développé une vision dualiste du monde qui a imprégné le subconscient de tous les êtres.

C'est la principale cause de l'égarement, de la perte d'une perception plus globale de la vie, l'« inscience ».

C'est pourquoi dans le bouddhisme ordinaire, on conçoit que c'est par l'extinction des passions que peut être atteinte l'illumination, ce qui laisserait penser qu'il y a de bonnes et de mauvaises tendances dans l'être humain, ce qui aurait pour effet de le dualiser, de « diaboliser » sa sensualité. Il ne s'agit pas de renoncer à tous ses besoins, mais de spiritualiser sa vie, par exemple en mangeant avec un sentiment de reconnaissance vis-à-vis des êtres aux dépens desquels nous nous nourrissons. Ainsi, se nourrir devient une pratique spirituelle, parce qu'absorber de la nourriture revient à participer au processus de vie de l'univers.

 

Si d'un point de vue relatif, il reste exact que les passions sont source d'égarement et de souffrance ; dans le vajrayâna les passions sont considérées en vérité absolue de la même nature que l'éveil (soku bodaïshin), car c'est cette même force vitale qui anime les êtres vers des désirs mondains qui va être transformée, sublimée par alchimie interne en énergie spirituelle de compassion-sagesse, dont l'essence est la nature ultime de l'univers et de tous les êtres.

Celui qui réalise que le fond de son cœur, « bodhi », est le même que celui de tous les êtres, devient un avec le tout, il dissout son moi dans l'univers comme une goutte d'eau se dissout dans l'océan.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Shingon

 

 

 

 

http://www.buddhaline.net/spip.php?article156

Le Shingon, bouddhisme tantrique du japon

Le Shingon Dharani Shu est l’enseignement très secret de la parole sacrée du Bouddha en état d’illumination.

Par Thierry Mollandin

Le Shingon est le bouddhisme tantrique du japon, c’est le "Mikkyo" terme traduisant le sanscrit guyayana (véhicule des secrets).

Cet enseignement provenant de l’Inde du nord , a été reçu en chine par un moine japonais kukaï qui cherchait a comprendre un texte ésotérique le Mahaavairocanaabhisambodhi. A cette époque bien que ce tantra ai été apporté au japon, personne ne pouvait en expliquer le sens.


Très jeune kukaï avait de fortes disposition pour la pratique spirituelle, une représentation japonaise classique le montre d’ailleurs enfant assis sur un lotus, lui même disait que dans son enfance il rêvait de nombreux bouddhas qui venaient le visiter. Adolescent il fut initié a un rituel tantrique, le gumanji ho qui consistait en une pratique assidue du boddhisattva Akashargarbha, le gardien des trésors du ciel.

Cette pratique consiste parallèlement à une pratique de purification très strict à répéter sur une période de 50 ou 100 jours le mantra d’Akasha (jap kokuzo) pour atteindre le chiffre d’1 million. Il fit cette pratique de nombreuses fois et à l’issue d’une d’entre vit un matin l’étoile venus, l’étoile de l’aube que symbolise Akasha entrer en lui et lui apporter l’illumination. Il n’est pas inutile de faire le rapprochement avec Sakyamuni et son expérience de l’éveil, cette pratique visant à en recréer les conditions.

C’est donc au début du IX siècle que Kukaï, connu ultérieurement sous son titre posthume et honorifique de Kôbô Daïshi, le grand instructeur de la loi, décida à l’issue de nombreuses années consacrées à l’ascèse, de partir en chine d’ou il reçu de son maître Keika Aajari (houei kuo) la doctrine bouddhiste ésotérique chinoise, ce vers 804. La lignée de transmission donnée par la tradition Shingon est la suivante Mahavairocana, Vajrasattva, Nagarjuna, Nagabodhi, Vajrabodhi, Amoghavajra, Houei Kuo et Kukaï.

De retour au Japon Kukaï structura cet enseignement sur le plan doctrinal et lui donna le nom de Shingon-Shu, qui signifie école de la vraie parole.

 

Le nom Shingon est la traduction d’un mot d’origine sanscrite "mantra" qui signifie "instrument de pensée".

Kobo Daishi choisi de donner le nom de Shingon à son école, car l’usage des sons sacrés est un des points essentiels de son enseignement. D’après le texte Shoigyo, le Shingon Dharani Shu est l’enseignement très secret de la parole sacrée du Bouddha en état d’illumination.

 

Il est a noter qu’en chine l’école ésotérique déclina peu après, suite a une persécution organisée par un empereur manipulé par le clergé taoïste, une partie de cette enseignement survécue dans le Mi Tsung chinois, l’école des secrets et une autre fut réintroduit ultérieurement en chine par des empereurs mongols liés a des lignées tibétaines.

 

Très syncrétique le Shingon réunit deux pratiques qui étaient à l’époque séparées, celle du mahavairocana tantra et celle du yoga tantra les considérant comme deux faces d’une même médaille ou deux aspect de la réalité, monde phénoménal, monde de l’esprit, les considérant comme une et non duelles.

Très vite les divinités shinto furent bouddhéisés et considérées comme l’émanation de boddhisattvas ce qui donna naissance a une pratique appelée le Ryobu shinto et à l’interpénétration des pratiques shinto au sein du bouddhisme et bouddhiste au sein du shinto.

Très présent dans la vie japonaise le Shingon compte plus de 12000 temples, chaque temple est dédié a un bouddha, un boddhisattva, voir un déva particulier, les plus vénérés étant Vairocana, le bouddha de médecine, Amida, ou encore Achalanatha principal protecteur au japon mais cela peut aussi être Rajagara, Ganesh, Sarasvati, Mahakala, Vaisravna qui sont priés par les japonais pour des buts principalement mondains, protection, santé, obtention de biens matériels etc.

La pratique se divise en pratique mondaine ou extra mondaine, mondaine elle vise aux bien de ce monde et supra mondaine à l’accomplissement de la siddhi suprême, l’illumination en une vie, « Sokushin Jobutsu ».

Les quatre rituels principaux pratiqués par les moines Shingon sont le juatchido ou rituel des 18 mudras, le rituel du mandala du taizokai (la matrice) celui du kongakai (le vajra) et les rituels de feu (goma) extrêmement répandu et couramment exécutés au japon, pays traditionnellement au contact des éléments comme l’on peut le voir avec les ascèses sous les cascades exécutées hiver comme été.

 

La méditation qui n’est pas sans analogie avec le dzogchen utilise en support la lettre A dessinée en Siddham et posée sur un lotus, ce dans une lune blanche ce détachant sur un fond noir.

De nombreux textes décrivent cette méditation très pratiquée dans le tantrisme japonais et considérée comme le cœur de la méditation Shingon.

Janvier 2001

Thierry Mollandin

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Par Sylvie - Publié dans : BOUDDHISME
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 18:29

http://thumbs.dreamstime.com/thumb_480/126681543073W1Ul.jpg

 

http://marielouisevonfranz.free.fr/Articles/VIF_ARGENT_LA_VOIE_DES_PROFONDEURS.pdf

 

LA VOIE DES PROFONDEURS

De l’Océan à l’Inconscient : voyage dans un monde d’énergie et de symboles

 

Deuxième partie :

« Le Vif Argent »

 

« A l’origine, la mer.

Dans ses vagues, l’algue et la vase donnent naissance à une pierre.

La pierre accoucha de l’homme et la femme. »

Mythe des îles Tonga

 

 

« Surfeurs, c’est donc tout un univers physique et symbolique qui s’ouvre devant nous, un monde animé tout à la fois par les lois de la matière et celles du psychisme, un monde des mères mais aussi des fils. »

Dans le bulletin n° 4, Cédric Grèze terminait ainsi « Surfer l’inconscient », la première partie d’une réflexion qu’il poursuit pour nous.


Car dés lors qu’il y a une Mère, il y a souvent un Fils.
J’ai fait il y a plusieurs mois un rêve dans lequel se mêlaient la thématique chtonienne à la thématique océane.

Un enfant de l’Océan, un Fils de la mer et des vagues en était le héros et le génie.


 La scène se déroule dans un lieu composé d’une surface et d’un souterrain.
A la surface se déchaîne une fête très animée. Et sous cette soirée endiablée, dans une grande caverne creusée dans la roche brute, se joue une action fort différente. Sur le sol de la vaste cavité rocheuse est creusé un puits rond en pierres, qui s’enfonce profondément dans la terre. Au fond du puits, sans que je le voie, se trouve un surfeur qui y est enfermé. J’essaie de le photographier. Pour cela, je fais le tour du puits pour me situer dans une bonne position par rapport à un trait de lumière qui tombe sur le puits et me permettrait de photographier le surfeur correctement, mais je ne parviens pas à le distinguer. Installé à côté du puits se trouve un arabe en train de prier. C’est le gardien du puits. Il prie Allah afin qu’il lui accorde son soutien pour garder le surfeur enfermé au fond du puits.


Ce motif du « surfeur de la grotte souterraine enfermé au fond du puits », ce fils de la mer et de la terre, évoque le Mercure emprisonné dans la bouteille au pied de l’arbre dans le conte rapporté par Jung au début de « L’esprit Mercure »*. Dans le rêve, je ne le vois pas directement, et malgré mes efforts, j’éprouve des difficultés à le photographier. Ainsi, cet étrange surfeur au fond du puits ne se rapporte-t-il pas au « secret intime de l’être » évoqué par Marie-Louise von Franz dans son puissant article : « L’homme cosmique, image du but de l’individuation et de l’évolution humaine »*1 ? Voici ce qu’en dit Marie-Louise : « Cette figure, elle aussi, veut rester cachée et atténuer son éclat, rester un secret de l’individu et, dans toute la mesure du possible, ne pas devenir visible à l’extérieur. » Et dans le Picatrix arabe, voici comment Picatrix s’adresse à Hermès : « Tu es si caché que l’on ne connaît pas ta nature, tu es si subtil que tu ne peux être défini par aucune qualification. »*2

__________________________________________________________
*
Carl Gustave JUNG, Essais sur la symbolique de l’esprit, Albin Michel

*1 Ouvrage collectif, Jung et la voie des profondeurs, La Fontaine de Pierre

*2 Encyclopédie des symboles, La Pochothèque

__________________________________________________________



Il y a une situation dans le surf où le pratiquant peut devenir complètement invisible à l’oeil du spectateur : c’est quand il disparaît dans le « tube », dans la « chambre verte », recouvert par la déferlante.

 

La forme d’un tube pourrait faire penser à un petit puits posé horizontalement - un puits dynamique et vivant en train de « dérouler » sa forme. Cet espace si singulier et éphémère, cathédrale d’eau et d’air, est le sanctuaire du surfeur.

 

C’est l’apogée, le moment le plus intense qu’il puisse vivre sur sa planche.

En cet instant rare, le surfeur et la vague ne font plus qu’un.

Certains surfeurs disent que tuber procure des émotions plus puissantes qu’un orgasme. Sorte de satori éclair, de nirvana fugace et d’épiphanie corporelle, ce court instant représente, dans l’univers, l’un des rares moments d’harmonie absolue entre l’homme et la nature.

Sans doute est-il permis de rapprocher ce motif de deux expressions mythiques liées au surf. La première que je mentionnerai est l’histoire du « Surfeur d’argent », super héros issu d’une BD américaine. Au moment de relater cette histoire, il me semble utile d’évoquer rapidement le rêve qui incita Marie-Louise à faire mention du Mercure alchimique dans son article sur « L’homme cosmique ». Il s’agit d’une femme de 45 ans qui rêve qu’en entrant dans sa maison de campagne, elle trouve sur le seuil un tas de paille et, « dessus, un homme d’un certain âge, vêtu comme un vagabond. La rêveuse comprend avec émotion que c’est le Christ. Toutefois, son corps n’est pas de chair et de sang, mais fait d’un métal étincelant et ardent. »

 

 

« Le Surfeur d’argent »


Ce fait rappelé, voici les grands traits de l’histoire du « surfeur d’argent » tels qu’ils sont brossés sur un site Internet se rapportant à cette légende contemporaine :
 « La planète Zenn-La a atteint un tel degré d'évolution que ses habitants vivent en paix depuis des millénaires. Mais tout change le jour où Galactus, le dévoreur de planètes, décide de détruire Zenn-La. Norrin Radd, le héros de notre histoire, propose à Galatus d'être son héraut en échange de la vie de Zenn-La. Galactus accepte et recouvre Norrin Radd d'une texture argentée lui permettant de résister au froid glacial de l'espace et l'investit aussi du pouvoir cosmique pour qu'il puisse mener à bien sa mission.
Mais en arrivant sur Terre, le Surfer rechigne à voir cette planète pleine de promesses détruite. Il s'allie alors avec les 4 Fantastiques. Après un combat épique, Galactus est contraint d'abandonner, mais punit le Surfer en l'exilant à jamais sur la Terre. Commence alors la saga du Surfer d'Argent : le Surfer ne sera jamais accepté par cette Terre qu'il vient pourtant de sauver de la destruction ! Dés lors, son rôle consiste à faire des ronds sur son surf autour de la planète en se lamentant sur son sort d’exilé et sur l’ingratitude des humains qui ne voient en lui qu’une menace.
»

 

Ce mythème contemporain se rapproche du thème de notre rêve par le fait qu’il s’agit d’un surfeur, condamné à vivre caché ; il se rapproche aussi du songe rapporté par Marie-Louise car, comme le Christ de la rêveuse, ce surfeur est recouvert « d’un métal étincelant et ardent. »

Dans son essai sur « L’Esprit Mercure », Jung le décrit comme le « Vif Argent » et en donne plusieurs dénominations dont celle de « Quicksilber », ce qui nous rapproche singulièrement du second motif que je voudrais vous présenter.

 

 

 « Quicksilber » …


Il ne s’agit plus ici d’un conte ou d’un rêve, mais d’un fait réel très concret lié à l’économie mondiale. De nos jours, le surf n’est plus seulement un sport ou un art de vivre, mais il a également suscité un marché très florissant. Au sein de ce marché, il existe une marque de vêtements, la marque « Quicksilver », qui se traduit assez facilement par : vif argent. Créée par des passionnés et aujourd’hui cotée en bourse, Quicksilver est sans conteste la marque leader de ce marché, portée non seulement par des centaines de milliers de surfeurs de toute la planète, mais aussi par de très nombreux non-surfeurs.
Il n’est pas dit spécifiquement dans mon rêve que le surfeur enfermé au fond du puits est une figure du « surfeur d’argent » ou du « vif argent », mais ce sont les images qui me sont venues spontanément au réveil. Le surfeur de mon rêve est caché, invisible, « hermétique ». Il est d’ailleurs si bien dissimulé que j’essaie de le photographier, mais sans y parvenir, malgré le trait de lumière qui tombe sur le puits, comme si la nature mettait du sien à la recherche de cette vision, tout en l’interdisant. Il ne faut en effet pas oublier la dangerosité du Mercure alchimique, personnalisation de la totalité de l’Inconscient, « cet être aux mille facettes, changeant et trompeur, (…) cet inconstant protéiforme et retors. »*

Ce n’est sans doute pas pour rien que, dans le rêve, un « gardien du seuil » est en train de prier pour le garder enfermé. Comme le souligne Jung à propos de l’esprit emprisonné dans la bouteille, il a été « privé de sa liberté par une intervention extérieure et délibérée, artificiellement enfermé et banni comme un mauvais esprit (…) »

Car quand cet esprit est libre,

« il court de par le monde et se plaît aussi bien en compagnie du bien que du mal. »*

 

L’évocation de la fulgurante réussite commerciale de « Quicksilver », dont on peut dire qu’elle s’est éloignée de sa base pour se consacrer au « business » de masse, nous encourage à explorer le côté séducteur du Mercure. Hermès, on le sait, n’est pas seulement le psychopompe, le « conducteur des âmes », il est aussi dieu du commerce, de l’industrie, des échanges et même des voleurs. Je me suis parfois laissé dire, en observant le monde contemporain tel qu’il est, voué sans limite à la production et à la commercialisation de tout, à la séduction trompeuse et à la publicité, qu’Hermès n’était peut-être pas sans responsabilité dans cette drôle de situation, jouant sa farce à la planète entière, dans l’ombre, en sous-main, invisible et ignoré de tous. Jung voyait volontiers dans le Mercure alchimique l’ombre ou la compensation du Christ trop unilatéral.

Est-ce un hasard si l’économie toute puissante et sans partage, dominée de part en part par les pulsions orales et anales, pulsions de dévoration cannibale d’un côté, et de pouvoir et de domination de l’autre, est-ce un hasard, donc, si cette économie toute puissante s’est imposée en premier lieu dans le monde chrétien ? « Face à la pureté et à la clarté de ce symbole (chrétien), le Mercure-lapis se révèle ambigu, sombre, paradoxal, et même franchement païen » écrit Jung.

________________________________________________________
*
Carl Gustave JUNG, Essais sur la symbolique de l’esprit, Albin Michel

________________________________________________________

 

Nous savons bien que le « trickster », ce fripon divin qui se ballade encore, selon les fables amérindiennes, avec son sexe démesuré et détachable sur son dos, nous joue des tours sans cesse.

Il prend un malin plaisir à nous faire explorer, à nos dépens, des voies sans issue, comme pour mieux nous enseigner à reconnaître, par nous-mêmes, celles qui ont plus de sens et d’avenir. Impitoyable, il se moque de nous en espérant, peut-être, que nous saurons apprendre quelque chose de ses farces. Il représente cette « profonde vérité anthropologique selon laquelle il n'y a pas de véritable création sans part d'ombre ni gaspillage » selon Guy Ménard*1.

Notre présent collectif, où se côtoient si visiblement le commerce, l’absurde et la rapine, la violence et le sexe, n’est-il pas, au fond, l’une des farces du Mercure, ce « diabolique séducteur » ? Alors qu’il « pourrait apporter la lumière, nous dit Jung, il devient esprit du mensonge : à notre époque il célèbre les orgies les plus scandaleuses, soutenu par la presse et la radio (et aujourd’hui, la télévision), et précipite à leur perte des foules innombrables. »

 

 

 La « mer de mort » : destruction, traversée des enfers, renaissance et souveraineté.


Notre monde de commerce est inféodé à la rationalité toute puissante, appelée aussi rentabilité dans l’économie mondialisée. Cette raison rigoureuse et structurée, déifiée, qui a refoulé loin d’elle sa « déraison pulsionnelle », est l’un des ferments les plus actifs de notre paradigme collectif. Ainsi, dans son inconscience et dans sa méconnaissance des phénomènes de l’âme, la société rationnelle, industrielle et technique, fouetté de plein fouet par un puissant « retour du refoulé » pulsionnel, a enfanté de plusieurs monstres destructeurs. Au XXème siècle, il y eut évidemment le péril nucléaire. Plus que jamais d’actualité aujourd’hui encore, le péril nucléaire s’est au cours du temps trouvé un frère jumeau, peut-être plus diffus et insidieux, quoiqu’en gestation depuis plusieurs siècles et tout aussi efficace : le péril écologique. Ces deux jumeaux menacent la planète de destruction, un peu comme Galactus, le dévoreur de planète, combattu par le surfeur d’argent. Comme l’indique Jung, « l’homme moderne est déjà tellement assombri qu’en dehors de la lumière de sa raison plus rien n’éclaire son monde. C’est pourquoi notre chère civilisation doit subir les évènements les plus étonnants, des évènements qui ressemblent bien plus à une fin du monde qu’à un crépuscule ordinaire. « Parmi les multiples peurs contemporaines représentées sur les télés du monde entier, les images apocalyptiques de déluge et de tempêtes tropicales, répétitives et lancinantes, diffusent en effet comme un parfum de fin du monde propre aux ères de grands bouleversements et de bascule civilisationnelle. Nous sommes plongés en pleine crise de l’environnement, crise que Chantal Delacotte a qualifiée d’ « initiatique » dans l’une de nos conversations. Une image parmi d’autres de cette crise me semble symptomatique.

A la faveur du réchauffement climatique, un scénario d’élévation thermique des eaux océaniques et de fonte des glaces, entraînant progressivement une submersion des rivages, semble décrire une réalité tout autant physique que symbolique. Nous savons que les rivages, les côtes, les plages, sont des images parlantes pour symboliser la frontière entre conscient et inconscient.

Dans les rêves et les mythes, c’est souvent le lieu d’émergence des contenus de l’inconscient, l’espace frontalier au sein duquel le duo conscient-inconscient traduit en images perceptibles les forces obscures agissantes depuis les profondeurs les plus intimes de l’être, tapies dans l’ombre et la Ténèbre.

Les images d’envahissement, d’engloutissement par les eaux sont parlantes. Celles présentées par Al Gore au monde entier dans son film « Une vérité qui dérange » sont sans ambiguïté.

Néanmoins, cette image d’une ville côtière submergée, noyée sous les eaux que la civilisation, par ses agissements inconscients, n’a pas réussi à contenir, me paraît tout à fait symbolique : toutes les constructions des hommes et de la culture détruites, mises à bas par une irruption violente de la nature qui reprend ses droits.
C’est un scénario de submersion par l’inconscient, d’invasion par les forces incontrôlables et destructrices de la vie et de la nature, auxquels il n’a pas été accordé une attention suffisante.

___________________________________________

*1

http://pages.mlink.net/~menardg/tricks_tamia%20.html

___________________________________________


C'est l’engloutissement, la destruction par les eaux maternelles, la noyade globale, la dévoration par l’ogre Mer, par la Grande Mère dévoratrice : Kâli la Noire ou Tiamât, dans leur aspect destructeur, que le héros n’a pas combattu. Personnellement, mes rêves m’ont souvent servi des images de raz-de-marée pour signifier un afflux d’énergie depuis l’inconscient.

Par exemple, ce rêve, postérieur à celui du surfeur enfermé au fond du puits, dans lequel on le retrouve chevauchant une vague géante :
 « Venant de la pleine mer, un raz-de-marée se dirige vers la côte. Sur la pente de l’immense ondulation se trouve un personnage, un surfeur qui en suit la progression, ou même la dirige comme on conduit une monture, flottant au-dessus de la vague géante à même les pieds. »


Selon le point de vue jungien, décrit dans les lignes qui suivent par Michel Cazenave dans son article consacré à la mer dans l’Encyclopédie des symboles, éditée à la Pochothèque, nous savons que « la plongée dans l’inconscient peut se terminer, selon les cas, dans la psychose ou, si on sait la négocier, dans le principe d’individuation. »

Car « la liaison est immémoriale dans l’imaginaire humain entre la mer, la mort et la mère – la mer pouvant du coup y devenir, sous l’influence de la mère, un pouvoir de renaissance ; ou la mère, au contraire, une figure de la mort. »

Et dans la mesure où « la mer se présente spontanément comme la meilleure image de la matrice primordiale et de l’inconscient » et où « toute vie sort de la matrice , (…) l’affrontement à la mer de mort et à l’inconscient le plus profond conduit vers la mère de vie et le thème de la nouvelle naissance (…) »

Ainsi, la lutte avec la mer et ses monstres « remplit sa fonction mythique et initiatrice : combattre le chaos et affronter la nuit de l’âme pour faire advenir l’ordre du monde – ou de la psyché. » Ayant traversé l’enfer des fonds marins et affronté les créatures monstrueuses des abîmes, du Léviathan de Job au ventre du grand poisson de Jonas, en passant par Tiamât, le navigateur découvre enfin une île fortunée où « toute la maternité si puissante de la mer se condense et prend figure dans les Fées dispensatrices de souveraineté. »
Sans doute est-il permis de rattacher ces « Fées dispensatrices de souveraineté » liées à la mer à la famille alchimique de « l’aquaster », l’astre aquatique, thème développé par Jung dans Synchronicité et Paracelsica*. Gouvernée par la lune et régnant sur le monde aquatique, l’aquaster représente l’aspect féminin du serpent Mercuriel, comme la fée Mélusine par exemple, créature hybride au buste de femme et à la queue de serpent, qui est selon Gérard Dorn « une vision qui apparaît à l’esprit », et qui, de par son lien à un travail d’imagination créatrice, se révèle comme « le secret symbolique de l’âme du monde » selon Michel Cazenave.
Je vous propose ici un autre exemple avec cette « reine de la mer » imaginaire que m’a offert spontanément une petite fille à qui j’enseigne le surf (on remarque l’absence de jambes que remplace cette longue queue d’eau, qui rappelle la Sirène, dont Mélusine est l’un des avatars) ; les deux poissons se faisant face me semblent également significatifs, avec leurs rayures symétriques, illustrant le problème de l’affrontement des opposés ; on retrouve également le coeur comme centre du mandala quaternaire de la couronne, évoquant les illustrations médiévales du « coeur de Jésus » mentionnées dans « La légende du Graal » d’Emma Jung et Marie-Louise Von Franz.*1
Dans la cadre de notre thématique océane, c’est donc la rencontre et l’accouplement symboliques avec les fées aquatiques qui procurent et dispensent la « souveraineté ». Mais que représente au juste cette souveraineté acquise à la faveur de cette union ?

______________________________________________________
* Carl Gustave Jung, Synchronicité et Paracelsica, Albin Michel

*1 Emma JUNG et Marie-Louise VON FRANZ, La légende du Graal, Albin Michel

_______________________________________________________________


Sans trop risquer de se méprendre, je pense qu’il est possible d’affirmer qu’il s’agit de la souveraineté sur soi.

C’est la souveraineté du roi sur son royaume, permise par son mariage avec les puissances divines maternelles dont il est issu. Elle manifeste l’empire de l’individu sur lui-même et sur son espace intérieur, quoique cet espace reste libre et autonome. C’est l’intégrité et la solidité du conscient face aux énergies puissantes de l’inconscient, obtenues à la faveur de la hiérogamie de ces deux termes fondateurs du vaste univers psychique. C’est la conjonction si vitale et précieuse de la raison rigoureuse et structurée avec l’immense champ irrationnel et pulsionnel duquel elle émerge et sur le socle duquel elle s’érige.


Quand on est surfeur, la nature commande, certes, mais le surfeur se fraie un chemin en son sein. L’ancien mot hawaïen pour désigner le surf, employé chez les peuples premiers qui l’ont inventé est « He e’nalu ». He e’nalu décrit l’action du surfeur : « faire corps avec la vague en glissant sur elle ».

Dans son court traité « Petite philosophie du surf »*, Frédéric Schiffer, professeur de philosophie à Biarritz, explique que, pour la mentalité primitive, « faire corps avec un élément signifie communier en esprit avec lui, échanger son âme avec la sienne. » On retrouve cette réunion, ici tout autant physique que symbolique, du « navigateur » avec une « fée aquatique ». Ainsi, surfer, à l’origine, s’apparente à une « transsubstantiation, à une transe. » C’est un « divertissement sacré » qui participe à cette quête de la souveraineté de soi. Nouer un contact avec l’Océan, quand ce contact et cette rencontre sont pleinement conscients, favorise puissamment la familiarisation avec ses propres énergies personnelles, ainsi que la découverte des forces mystérieuses qui nous entourent, qui nous animent et qui participent, par le dialogue constant qu’on instaure avec elles, à nous forger une destinée personnelle et à l’inscrire dans la destinée collective. Ainsi, la pratique de He e’nalu, participant du Grand OEuvre de l’individuation jungienne, favorise l’alliage unique de la pensée, du corps, de l’âme, et au-delà, du destin et de la nature. Mais quel est le fruit de cet alliage paradoxal ? Le produit qui en est issu ne s’apparente-t-il pas à cette « pierre des sages » tant recherchée et méditée par les philosophes alchimistes ? Cette pierre, dont les racines plongent dans la chair même du monde, symbole de la puissance de l’inanimé sur nos vies, mémoire et germe, qui, comme la pierre née de l’algue et de la vase du mythe tonga cité en épitaphe, donne naissance aux énergies masculine et féminine qui tissent l’étoffe du monde et des âmes. Ces deux énergies primordiales, qui se côtoient et s’affrontent dans le Vif Argent, comme dans chacun d’entre nous, et dont l’unification dialectique seule conduit à la guérison, à la remise en ordre des choses et du monde - ou, pour parler comme les chinois, en Tao.

 

Cedric Grèze

Cédric GREZE, enseigne le surf depuis ses 18 ans et pratique le bodyboard, petite planche soeur du surf. Fort d’une carrière de sportif de haut-niveau, Champion de France en 1995, il a monté sa propre école et une pédagogie personnelle de l’océan et des vagues.
Engagé dans une pratique jungienne, c’est un grand admirateur de Marie-Louise von Franz, qu’il vit comme une sorte de grand-mère personnelle.

 

___________________________________________________________
*
Frédéric Schiffer, Petite philosophie du surf, Milan, collection Pause philo

___________________________________________________

http://marielouisevonfranz.free.fr/Articles/VIF_ARGENT_LA_VOIE_DES_PROFONDEURS.pdf

Par Sylvie - Publié dans : MARIE LOUISE VON FRANZ
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 00:19

BONNE FÊTE !


Épiphanie est un mot d'origine grecque, Ἐπιφάνεια (Epiphaneia) qui signifie « manifestation » ou « apparition » – du verbe φάινω (faïnò), « se manifester, apparaître, être évident » – et dont l'utilisation est antérieure au christianisme. La fête s'appelle aussi « Théophanie », qui signifie « manifestation de Dieu ».
(Source: Wikipedia)

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Par MEGA - Publié dans : MAGIE
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 01:24

BONNE ANNEE
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Par MEGA - Publié dans : ECOLOGIE
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 00:08


Au cours de sa longue histoire, l’écriture cunéiforme pénétra dans des territoires allant de l’Égypte à l’Iran et de l’Anatolie à l’île de Bahrein. Le babylonien servait de langue diplomatique internationale et c’est en babylonien que le Grand Roi hittite ou le pharaon d’Égypte communiquaient avec les princes de la côte méditerranéenne.

Le premier alphabet organisé connu est en écriture cunéiforme simplifiée de trente signes ; il fut inventé à  Ougarit, ville commerçante de la côte syrienne vers le XIVe siècle avant J.-C. et servit à noter la langue sémitique locale. C’est dans cette écriture cunéiforme alphabétique que les habitants d’Ougarit ont écrit leurs mythes et leurs rituels religieux, mais aussi une partie de leur correspondance et les textes administratifs du royaume.

http://classes.bnf.fr/dossiecr/sp-cune3.htm

Tablette en écriture cunéiforme alphabétique d'Ougarit
XIIIe siècle av. J.-C.
Musée du Louvre

http://classes.bnf.fr/dossiecr/sp-cune3.htm


 

Au Ier millénaire, les nomades araméens pénétrèrent en Mésopotamie, y introduisant leur langue, écrite au moyen d’un alphabet linéaire facile à apprendre et à utiliser, accessible à tous, pouvant s’écrire sur un support léger, le papyrus. L’écriture cunéiforme, lourde et réservée à un petit nombre d’initiés, allait peu à peu régresser. Mais le dernier millénaire de l’existence du cunéiforme est aussi celui où les nuances de la langue et de l’écriture atteignirent, aux yeux des savants scribes de Babylone, leur plus grande perfection. Face à l’importance croissante de l’alphabet, qu’ils devaient considérer comme une écriture inférieure, incapable et indigne de noter toutes les nuances de la pensée et de la langue, ils adoptèrent, dans des recueils scientifiques qui atteignaient alors leur âge d’or — ouvrages de divination et principalement d’astrologie —, une écriture idéogrammatique particulière.

 


"Que l'initié instruise l'initié, le profane ne doit pas voir"

 

Les multiples possibilités graphiques et symboliques de l’écriture cunéiforme permirent également aux théologiens d’expliquer la genèse du monde, des dieux, des hommes et de la civilisation. Ces lectures savantes, ces jeux graphiques ésotériques rejoignent la volonté d’établir des listes de toutes les données de la nature et des concepts de la civilisation, ce besoin de « cataloguer » le monde abstrait et concret pour tenter de le comprendre et d’atténuer l’inquiétude que provoquent les phénomènes inexpliqués.

(extrait du texte de Béatrice André-Salvini pour le catalogue de l'exposition "L'aventure des écritures : naissances")


http://classes.bnf.fr/dossiecr/sp-cune4.htm

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La Lettre de Thot

 

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La Greffe

 
La Greffe
 
 
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<< Quoi qu'il en soit, je crois que l'imagination humaine
n'a rien inventé qui ne soit vrai
dans ce monde ou dans les autres
et je ne pouvais douter de ce que j'avais vu.
si distinctement. >>

G. de Nerval

« Aurélia »

 

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