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Images Aléatoires

Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 14:04


 http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/89/Vatican-Musee-PlafondSalleCartes.jpg

Les Muses sont les neuf filles de Zeus et de Mnémosyne.

Parfois, filles d'Ouranos et Gê (Gaïa), le Ciel et la Terre.

Elles s'associent d'autres divinités comme les Grâces ("Charites") et les Heures, lors des fêtes célébrées sur l'Olympe.

À l'origine elles étaient trois : 

Aoedé , la « voix » ou Chant

Mélété, la « méditation » ou Pratique

Mnémé, Mémoire

 

Ensemble, elles représentent les pré-requis de l'art poétique dans la pratique du culte.

À Delphes, elles portent le nom des trois premières cordes d'une lyre : 

Nété, Aigüe 

Mésé, Médiane 

Hypaté, Grave 

 

C'est Platon (dans Ion*) vers 401 av. JC., puis les néo-platoniciens, qui font des neuf Muses les médiatrices entre le dieu et le poète ou tout créateur intellectuel. 

 

Calliopé

Καλλιόπη / Kalliópê, « qui a une belle voix »

La première des Muses, auxiliaire d'Apollon dont elle est l'une des épouses. Muse de la poésie épique et quelquefois de l'éloquence. Couronnée d'or.


Clio

 Κλειώ / Kleiố, « qui est célèbre »

La Muse de l'histoire porte une couronne de laurier.


Erato

 Ἐρατώ / Eratố, « l’aimable »

La Muse de la poésie lyrique, en particulier de la poésie d'amour, porte une couronne de myrte et de roses.


Euterpe

 Εὐτέρπη / Eutérpê, « la toute réjouissante »

La Muse de la musique, du jeu de flûte , "la bien plaisante", couronnée de fleurs.


Melpomène 

 Μελπομένη / Melpoménê, « la chanteuse »

La Muse de la tragédie, couronnée de pampre de vigne.


Polymnie

 Πολυμνία / Polymnía, « celle qui dit de nombreux hymnes »

La Muse de l'art d'écrire et de la pantomine. Couronnée de perles.


Terpsichore

 Τερψιχόρα / Terpsichóra, « la danseuse de charme »

La Muse de la danse est une jeune fille enjouée, vive, couronnée de guirlandes.


Thalie

 Θάλεια / Tháleia, « la florissante, l’abondante »

La Muse de la comédie est couronnée de lierre.


Uranie

 Οὐρανία / Ouranía, « la céleste »

La Muse de l'astronomie, a une couronne d'étoiles.

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Attributs:

Les muses sont facilement identifiables dans l'art, notamment quand elles sont au nombre de neuf et accompagnées d'Apollon. Cependant, leurs différents attributs permettent aussi de les reconnaître dans des représentations isolées.

  • Calliope : couronne d'or, livre, tablette et stylet, trompette ;
  • Clio : couronne de laurier, cygne, livre ou rouleau, tablette et stylet, quelquefois trompette;
  • Érato : couronne de myrteet de rose, tambourin, lyre, viole, cygne ;
  • Euterpe : flûte simple ou double et un autre instrument de musique (trompette) ;
  • Melpomène : cor, couronne de pampre de vigne, épée, masque tragique, sceptre à ses pieds ;
  • Polymnie : couronne de perles, instrument de musique (souvent un orgue) ;
  • Terpsichore : couronne de guirlande, instrument de musique à cordes (viole, lyrepar exemple) ;
  • Thalie : couronne de lierre, instrument de musique (souvent viole), masque comique, rouleau ;
  • Uranie : compas, couronne d'étoiles, globe.

 

 * Ion: artiste allant de ville en ville pour réciter des poèmes épiques à la population.


     http://monblog.ch/uploads/200607232151510/art.jpg

*

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Muse, Musée, Musique,

Mosaïque

1/ n.f. et adj.;  du grec mouseion, "lieu où résident les Muses", mode décoration dans les grottes dédiées aux Muses.

2/ adj.;  tiré du nom de Moïse.

*

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Ordonnance de l'Univers dans la Divine Comédie.

* J. : Jérusalem ; E. : L'Enfer ; * D. : Le Diable ; P. : Le Purgatoire ; * C.C. : Le chemin caché ; * J.E. : Le jardin d'Éden.

    Dans la Divine Comédie, la Terre est fixe au centre de l'Univers. http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e6/Geographie_Divine_Comedie.JPG/220px-Geographie_Divine_Comedie.JPG

Autour d'elle tournent les neuf cieux:

  • Les sept cieux des planètes.
  • Le ciel des étoiles fixes.
  • Le premier mobile (ou ciel cristallin).

 Au-delà, se trouve l'Empyrée.

Lucifer est au centre de la Terre. Sa chute a creusé une cavité conique dont l'axe passe par Jérusalem ; c'est l'Enfer, compartimenté en neuf cercles :

  • Les cinq premiers cercles à l'extérieur de la cité de Dité.
  • Les quatre derniers cercles à l'intérieur de la même cité.

Un chemin caché mène de la demeure du Diable à une île, diamétralement opposée à Jérusalem, où s'élève le Purgatoire ; celui-ci comprend :

  • Le rivage de l'île.
  • L'Antépurgatoire.
  • Les sept terrasses.

Le Purgatoire est surplombé par le Jardin d'Eden.

 

 Béatrice Portinari, sa muse, fait passer Dante au Paradis, qui est construit à l'inverse de l'Enfer (neuf sphères concentriques dirigés vers le haut). Ici on croise de nombreux saints. Chaque sphère correspond en fait à un ciel (ciel de la Lune, de Mercure, de Vénus, etc.) dans lequel sont logés les hommes sans péchés selon leur mérite. À la fin du parcours les apôtres du Christ interrogent Dante, qui répond justement à leurs questions, et passe au dixième ciel ou Empyrée. Là Béatrice le quitte et c'est saint Bernard de Clairvaux qui devient le dernier guide de Dante. Ce dernier adresse une prière à la Sainte Vierge et finalement Dante s'éteint complètement en Dieu, l'« Amour qui meut le ciel et les étoiles ».

 

 

Par Sylvie - Publié dans : NOMBRE
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 17:55

 

Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas; par ces choses se font les miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses sont et proviennent d'un, par la médiation d'un, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique par adaptation. Le Soleil en est le père, et la Lune la mère. Le vent l'a porté dans son ventre. La terre est sa nourrice et son réceptacle. Le Père de tout, le Thélème du monde universel est ici. Sa force ou puissance reste entière, si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu le subtil de l'épais, doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre et descend du ciel, et reçoit la force des choses supérieures et des choses inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire du monde, et toute obscurité s'enfuira de toi. C'est la force, forte de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide. Ainsi, le monde a été créé. De cela sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen est ici donné. C'est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie universelle. Ce que j'ai dit de l'OEuvre solaire est complet.

 

 

http://missiontice.ac-besancon.fr/college_les_louataux/disciplines/Maths/Image%20question%206%203e%20questionnaire%20Kangourou%20Jeux%20et%20math%C3%A9mat.gif

Par Sylvie - Publié dans : ALCHIMIE
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 09:26

 

Suite de l'article:  "Tout est permis"

 

« Au sein de l'océan primordial apparut la terre émergée. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l'existence. Ils firent apparaître un lotus d'où sortit , assimilé à Shou. Puis il vint un bouton de lotus d'où émergea une naine, auxiliaire féminin nécessaire, que Rê vit et désira. De leur union naquit Thot qui créa le monde par le Verbe. »

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Par Sylvie - Publié dans : EGYPTE ANTIQUE
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 23:36

 

 

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Oksanaetgil's Blog

Indirectement, l’horrible trépas d’Hypathie d’Alexandrie occasionna un bouleversement colossal dont les ondes de choc se firent encore sentir 1 000 ans plus tard.

Etrange destinée…

...

Férue de mathématiques et d’astronomie, elle rédigea de nombreux ouvrages avec son père, dont un commentaire relatif à l’Almageste de Ptolémée et une critique desEléments d’Euclide. Elle focalisa ses recherches sur les travaux d’Appollonius relatifs à la géométrie des sections de cône. Ces études, a priori confidentielles et quelque peu hermétiques, permirent d’importants progrès quant aux définitions des hyperboles, paraboles et ellipses, qui constituent encore le menu favori de nombreux lycéens et étudiants à notre époque.

Mais, indépendamment de ses nombreuses recherches scientifiques, elle se soucia aussi de philosophie et enseigna au Muséum. Elle put ainsi enrichir et commenter les textes de Platon, Héraclite, Plotin ou Aristote.

En 400 elle se retrouva à la tête de la prestigieuse école néoplatonicienne d’Alexandrie, démontrant ainsi l’excellence de ses analyses philosophiques et la finesse de son jugement.

Aucun de ses travaux n’ayant pu nous parvenir en raison de l’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie, nous pouvons toutefois glaner quelques anecdotes et détails éclairant sa vie.

Selon le philosophe Synésios de Cyrène, elle était louée pour sa grâce naturelle, sa disponibilité d’esprit et sa gentillesse. C’est ainsi qu’elle conseilla Synésios dans la construction d’un hydroscope (un instrument ressemblant à une clepsydre mais mesurant le poids de l’eau et non son volume), d’un astrolabe, ou pour l’élaboration de cartes géographiques fiables.

Dans le domaine philosophique, ses qualités pédagogiques et la profondeur de ses synthèses impressionnaient ses élèves.

(...)


Néoplatonicienne, la fille de Théon était non chrétienne. Bien que ses relations avec les chrétiens d’Alexandrie fussent généralement amicales et sans ambiguïtés, cette particularité posa progressivement problème. Le fait qu’elle soit simultanément universellement appréciée et païenne, irrita profondément certains intégristes locaux qui préfigurèrent sinistrement ainsi les sombres heures de l’Inquisition qui déshonora l’Histoire du Monde à partir du pape Grégoire IX.

Cyrille, patriarche d’Alexandrie, excita la haine de certains de ses moines. Fanatisés, ceux-ci décidèrent de lyncher Hypathie, éradiquant ainsi le capital de sympathie que son enseignement véhiculait.

Après l’odieux massacre, le corps de la malheureuse fut traîné dans la ville et mis en morceaux à l’aide de fragments de tuiles.

La raison invoquée était que l’existence même d’Hypathie, brillante mathématicienne et philosophe enseignant le néoplatonisme,  constituait un réel danger pour le christianisme et un frein notoire à sa diffusion.

On peut aisément imaginer que le fait qu’elle soit une femme, et très belle d’après les échos de ses contemporains, ajouta encore à la haine de ces moines inféodés à des conceptions religieuses étroites et obtuses.

En guise de récompense, Cyrille fut canonisé ; puis promu Docteur de l’Eglise en 1882…

La mort révoltante d’Hypathie généra une kyrielle de séquelles inattendues et très lourdes de conséquences pour l’avenir de la région.

Inquiets après cette tragédie ressemblant étrangement à une exécution en règle, de nombreux mathématiciens et philosophes s’exilèrent et partirent pour la Perse ou pour l’Inde. C’est ainsi qu’Alexandrie cessa rapidement d’être le centre unanimement reconnu de l’enseignement de la Philosophie et de la Science, laissant progressivement la place à des cités et à des civilisations plus accueillantes, plus ouvertes à l’imagination créatrice et à la rigueur intellectuelle.

On peut citer ici les civilisations byzantine, sassanide, indienne ou chinoise.

Inéluctable désormais, le lent déclin de l’Occident s’affirmait un peu plus ainsi et, dans les domaines scientifiques en tout cas, il fallut attendre le début de l’ère industrielle pour assister à la résurrection de l’innovation scientifique et technique.

(...)

 

Mais, au-delà de la mathématicienne géniale et de la philosophe païenne, il faut prendre en compte la femme et ses richesses intimes. Cultivée, radieuse et adulée par ses proches, Hypathie demeura un symbole d’humilité et manifesta très tôt son attachement à des valeurs humanistes simples qui trouvent fort peu d’échos chez nos contemporains.

Soucieuse d’un enseignement de qualité et responsable de ses actes comme de ses pensées, elle assuma sa vie de femme, de scientifique et de philosophe, sans jamais souiller son âme au contact impur des compromissions, des faux aveux et des repentirs hypocrites.

Comme l’écrit magnifiquement Charles Marie Lecomte de Lisle dans ses Poèmes antiques lorsqu’il évoque la vie d’Hypathie et son tragique destin :

« Elle seule survit, immuable, éternelle,

La mort peut disperser les univers tremblants,

Mais la beauté flamboie et tout renaît en elle,

Et les mondes encore roulent sous ses pieds blancs ! »

Quelle femme, quel homme aussi par ailleurs, dédaignerait une semblable épitaphe : la mort peut disperser les univers tremblants, mais la beauté flamboie et tout renaît en elle…

Bien au-delà du tombeau, bien au-delà des convenances et bien au-delà des stéréotypes faciles, cette appréciation du poète a valeur d’exemple. Elle confirme définitivement l’exceptionnelle stature de cette femme inspirée qui sut sublimer en elle les plus hautes valeurs morales et culturelles de son époque.

(...)

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Par Sylvie - Publié dans : THEURGE
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 10:59

(...) Dans le bouddhisme, l'action signifie la relation entre la cause et l'effet du karma, et l'effet se divise en deux aspects, positif et négatif, ou, plus exactement "effet aimé" et "effet non-aimé". 

(...) Il y a deux sortes d'actions:

- la fonction qui produit un effet (jnana en sanskrit)

- l'aspect qui entraîne, influence l'effet aksepa. 

Ces deux sortes d'actions se réalisent dans l'action personnelle. De ces deux causes, l'une est directe, contagieuse; l'autre est infectieuse. C'est-à-dire qu'elle se réalise par l'interdépendance.

(...) Certains ont pu dire de la cérémonie que c'était une action réflexe, une habitude du corps, à l'image du réflexe conditionné de Pavlov. Ce n'est pas entièrement faux et, en outre, les bonnes habitudes du corps ne sont pas à négliger. Mais une telle vision est trop limitative, car dans le Zen, contrairement à ce qui se passe dans le réflexe conditionné, le corps est vigilant.

... Tout comportement, toute attitude du corps influence la conscience; c'est pourquoi, on trouve dans les sutras bouddhistes, et tout particulièrement dans le Shobogenzo de Maître Dogen, la description de règles strictes que les moines doivent observer dans les divers actes de la vie quotidienne...

(...) Les effets sont de deux sortes:

- Karma agréable, ou ista en sanskrit.

- Karma désagréable ou anista.

Il s'agit du jugement subjectif de celui qui subit les effets de son karma. Aussi l'appréciation de l'effet consécutif à l'action amènera-t-elle soit à persister dans l'action ou à la réitérer si l'effet est agréable, soit à l'éviter ou à l'interrompre si l'effet est désagréable. Il n'est plus question ici de jugement objectif, c'est un problème d'appréciation subjective, de psychologie personnelle. Le bien et le mal ne recouvrent pas un sens strictement moral, mais résultent seulement d'une appréciation subjective, liée à la sensibilité et à l'affectivité propres de l'individu.

(...) Selon les effets agréables ou désagréables du karma, le monde de seken(la vie intérieure) est vécu de façon satisfaisante ou non. Toutefois, on peut marcher droit sur la Voie juste et rencontrer des obstacles: c'est l'ancien karma qui se manifeste, nécessairement. Les bons effets ne sont pas souvent immédiats. Chaque chose doit s'accomplir, et eux aussi s'accomplissent nécessairement. Mais il ne faut pas les attendre, car cette attente, cette impatience et cette recherche du profit sont elles-mêmes semence de mauvais karma. Vous ne pourriez que récolter le contraire de ce que vous attendez.

Soyez mushotoku, sans but ni esprit de profit, telle est la dimension ultime du monde de seken.

(...) Toute société structurée comporte des lois et des règles; cela constitue l'ordre social. Mais il est toujours frappant de constater l'inexactitude, l'incompétence et l'injustice de cette "morale" sociale. Le travailleur honnête, par exemple, peut rester pauvre sa vie durant, et l'usurpateur malhonnête s'arroger toutes les richesses qui lui assureront une vie confortable. Ce sont les limites de la morale sociale. 

Les actions méritoires, la "récompense" ne relèvent pas du monde social. C'est un problème profondément individuel et religieux, le problème du karma.

Le mérite issu d'une bonne action est une donnée intérieure et immatérielle: il s'accomplit nécessairement, et à notre insu, à travers le fruit de nos actions qui témoignent précisément de notre karma.

(...) La réponse apparaît certes différente selon le lieu et l'époque; les critères n'en sont pas rigoureusement universels, et cela pose une fois encore le problème des limites de la morale sociale. Toutefois, le problème du karma transcende ces données, car le karma ne se réfère pas à des lois abstraites ou philosophiques. Ses effets s'apprécient à partir des données subjectives du contentement et du mécontentement.

(...) Zazen est douloureux "ici et maintenant", il implique des sacrifices et nécessite de l'effort; certainement, la plupart des gens pensent que nous sommes fous, que nous perdons notre temps, que nous sommes masochistes. Mais l'effet de ce karma est grand, le plus grand, infini, et il se manifestera nécessairement à l'avenir. Dogen lui-même a dit dans le Shobogenzo: Par zazen, nous recevons dans le futur des mérites infinis. Cependant, nous ne devons pas faire zazen pour que se réalise cet effet infini...

(...) Le karma présent réalise le karma passé, et les actions du karma passé s'actualisent dans les effets du karma présent et futur. 

(...) Un meurtre, par exemple, sera un problème en soi pour la justice et ne sera considéré que comme tel: la police aura pour rôle de trouver le meurtrier, celui de la justice de le condamner, et le problème socialement, sera plus ou moins résolu. Mais d'un point de vue religieux, l'action ne s'arrête pas là, et le karma engendré se perpétue, éternellement. Car la semence est présente au fond de l'action. 

Le karma non manifesté existe, aussi profond, aussi indestructible que le subconscient en psychologie (c'est mushogo en japonais). 

(...) Même si la volonté est forte, il est très difficile d'enrayer les actions de ces semences de mauvais karma, car le karma intérieur (ou potentialité) ne se réalise pas à la surface, il demeure enfoui, et se réalise en profondeur, imperceptiblement. (...) ainsi existe le karma non manifesté en puissance de réalisation.

(...) Le karma manifesté est l'acte vécu, achevé ou en voie d'achèvement. Mais demeure partout le Pouvoir invisible, la puissance non manifestée, mushogo.

(...) dès que la semence sera en terrain favorable, elle se développera, nécessairement, en fonction du milieu et des circonstances. (...) les relations sont très étroites entre le karma manifesté (l'action du corps et de la conscience), et le karma non manifesté. 

(...) Aussi la relation est-elle de dépendance, comme l'ombre dépend de l'arbre. Davantage encore, une imbrication étroite les fait coexister dans un ensemble d'interactions.

(...) Maître Hotetsu s'éventait tranquilement. Un jeune moine vint à lui et lui demanda:"Pourquoi vous servir d'un éventail ? L'air est partout !" Le maître lui dit alors: "Tu sais seulement que l'air existe partout, mais tu ne sais pas que, sans action, on ne peut engendrer le vent !".

(...) aussi faut-il cesser d'engendrer des illusions pour le retrouver, encore faut-il pratiquer la posture et la respiration justes pour engendrer la conscience juste, la conscience originelle.

Lorsque vous pratiquez zazen, dans le dojo, vous engendrez le bon karma non manifesté, karma infiniment bon.

Même si votre karma manifesté est mauvais, l'effet du bon karma de zazen contre-balance le mauvais, le contrôle et le fait décroitre. Telle est la force, la puissance du karma non-manifesté, originellement bon.

 

Taisen Deshimaru

"Zen et Vie Quotidienne"

 

http://themiddleway.net/wp-content/uploads/2007/02/karma.png

 

Par Sylvie - Publié dans : ZEN
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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 18:48

" Il ne faut pas cacher la lampe sous le boisseau"

Proverbe français

 

 

Le Boisseau

La mention dans l’un des documents dont nous avons fait état à la fin du chapitre précédent d’un dieu du fourneau, déjà évoqué dansZhuang zi, nous conduit directement au personnage de Li Shaojun. Celui-ci vivait au temps de l’empereur Wu des Han (140-87) et connaissait, nous dit le Shiji, l’“art du fourneau” qui permettait de faire venir les esprits, celui de ne pas avoir besoin de manger (l’une des pratiques taoïstes, encore) et d’écarter la vieillesse. Il aurait fondu du cinabre qui, par l’entremise des esprits ainsi convoqués, pouvait être transformé en or; l’immortalité était alors assurée à quiconque mangerait dans cette vaisselle d’or. Ce sont les premières traces connues de l’alchimie chinoise. Elles émaneraient du milieu desfangshi. Ce sont eux encore qui conseillèrent à l’empereur de faire des sacrifices au Grand Un (Taiyi), au Ciel et à la Terre - une triade qui annonce celle des taoïstes - ainsi qu’aux Cinq Empereurs des quatre points cardinaux et du centre, et de porter un étendard sacré où figurerait une représentation du Boisseau (la Grande Ourse) flanquée de celles du soleil et de la lune. 

C’est sous l’empereur Wu, et plus généralement pendant la dynastie des Han, que fleurirent en effet lesfangshi dont les théories sont étroitement liées à celles desweishu, ouchenwei, les “apocryphes” ésotériques voués à la science des présages, dont ils furent les champions. Ceux-ci, comme leur nom l’indique (wei, deweishu, signifie “trame”), prétendaient être la trame cachée, le fondement ésotérique des Canons classiques, lesjing (ce mot, dans l’une de ses acceptions, désigne la chaîne d’un tissu). Ils véhiculaient une idéologie propre à cette époque qu’on a appelée le “confucianisme des Han” ou lejinwen, l’école des “écrits nouveaux”. Ils ont été proscrits et brûlés à la fin des Han et ne subsistent plus que par fragments difficiles à dater, mais dont l’étude et la comparaison avec les textes taoïstes s’avèrent étonnamment fructueuses. L’affinité entre les sujets d’étude desfangshi et celle des taoïstes a été longtemps si grande que la distinction entre ces penseurs et les taoïstes est malaisée à faire, au point que nombre de traités de géomancie ou de divination qui relèvent de la pratique desfangshi ont été incorporés dans le Daozang.

(...)

L’univers étant perçu comme éminemment changeant, ce qui est bon à un moment donné ne l’est pas à l’autre, un endroit favorable à un moment donné ne l’est pas à un autre. Ainsi, un événement, fait ou individu, prend son sens dans un contexte donné, construit selon un système d’interrelations dont il faut connaître la morphologie. De là sont nées toutes sortes de spéculations et de “cartes” du monde où chaque secteur de l’espace doit être situé dans un temps donné, ce qui conduit à accorder à la calendérologie une place importante. Or, c’est à cette époque que les calendérologistes et les devins ont le plus travaillé, encouragés probablement par la doctrine officielle de l’État, un confucianisme imprégné des théories du Yin-Yang et des Cinq Agents, et ont ainsi établi les bases de ce qui sera la cosmologie de la Chine classique et en particulier celle du taoïsme. Mis en présence de plusieurs systèmes de datation et d’orientation, ils ont cherché à les raccorder ensemble pour tenter d’en dresser un système cohérent et ont été ainsi conduits à dessiner des cartes du monde qu’on trouve soit dans des textes comme leY ueling (les “Ordonnances mensuelles” incorporées dans le Li ji, le “Classique des rites”) ou le Huainan zi, soit dans les tables de divination. Et c’est de ces cartes du monde et des spéculations sur sa genèse que le taoïsme a directement hérité.

 

Histoire du Taoïsme

Isabelle Robinet

 

 

La demeure des sept Rishi


Dans la tradition hindoue, la Grande Ourse (nommée sapta-riksha) est la demeure des sept Rishi, symboles de la sagesse et de la tradition primordiale. La constellation est donc à la fois un séjour des Immortels et le centre, l'arche, où se conserve la connaissance traditionnelle.

Nous avons noté qu'en Chine, la Grande Ourse avait été la Balance, puis le Boisseau (teou). Tournant autour du centre du ciel, le Boisseau indique successivement par son manche les quatre divisions du jour et les quatre saisons de l'année. Selon Sseu-ma Ts'ien, le Boisseau est le char du Souverain; il se meut au centre; il gouverne les quatre orients; il sépare le yin et le yang; il détermine les quatre saisons; il équilibre les cinq éléments; il fait évoluer les divisions du temps et les degrés de l'espace; il fixe les divers comptes. Or on observe que tel est le rôle de l'empereur dans le Ming-t'ang, au centre du monde… Le Ming-t'ang (comme le teou des sociétés secretes) est, à l'aplomb de la Grande Ourse, sa représentation microcosmique. Le timon du Grand Chariot, dit encore le Traité de la Fleur d'Or, fait tourner la manifestation tout entière autour de son centre. L'étoile polaire — qui fut originellement une étoile de la Grande Ourse (teou-mou) — est T'ien-ki, Ie faîte du Ciel. C'est la demeure de T'ai-yi, le Suprême Un. C'est pourquoi la Grande Ourse est utilisée comme support dans les méthodes de concentration spirituelle pour garder l'Un. La constellation est alors à l'aplomb de l’homme qui atteint l'état central : elle descend sur le sommet de sa tête. En diverses cérémonies, l'appel à T'ai-yi se fait par la représentation des sept étoiles de la Grande Ourse sur un étendard.

Ces Sept étoiles correspondent, selon Sseu-ma Ts'ien, aux sept Recteurs, qui évoquent certes, les sept Rishi, mais aussi aux sept ouvertures du corps et aux sept ouvertures du cœur. Ainsi le cœur, centre du microcosme humain, en est-il considéré comme la Grande Ourse. Le Seigneur T'aiyi, est-il dit, tient dans sa main gauche le manche des sept étoiles du Boisseau, dans sa main droite le premier filet de la constellation boréale (étoile polaire). Ce qu'on rapprochera de Apocalypse, 1, 16 : le Christ du Nouvel Avènement tient dans sa main droite les sept étoiles [1]. La notion d'immortalité n’est absente d'aucun de ces symboles, non plus, sans doute, que de la coutume chinoise de figurer les sept étoiles sur les cercueils. L'extension populaire de ces diverses interprétations fait de la Grande Ourse la résidence du Régent de la Destinée, appelé Pei-teou, comme la constellation elle-même.

On remarquera enfin que, chez les Montagnards du Sud-Viêt-nam, la Grande Ourse est l'archétype céleste, selon lequel sont construits les bateaux, ce qui nous ramène par un détour à la notion de navigation* et d'arche* primordiale (CHAT, DAMS, GRAP, GRlF, GUET, GUES, LECC. MAST, SOOL).

Selon Lehmann-Nitsche, cette constellation reproduite sur les murs du grand Temple de Coricancha à Cuaco, représentait pour les Incas du Pérou le Dieu du Tonnerre et des Pluies.

Dans les légendés celtiques, la Grande Ourse, on l'a noté, se 'nommait : Le Chariot d'Arthur.


Dictionaire des Symboles

Jean Chevalier & Alain Gheerbrant

Robert Laffont

 

 

La science des nombres

Pour que Pharaon puisse parler à la grande Ennéade, Horus doit lui avoir ouvert la bouche et les yeux ; le roi s'identifie au verbe et à la substance même de la corporation divine : les lèvres de Pharaon sont les deux Ennéades, la sueur de Pharaon est la sueur des deux Ennéades qui sont purifiées pour Pharaon dans la Grande Ourse , l'impérissable. Lorsque Pha­raon est lui-même purifié, la lumière divine apparaît en gloire, et l'Ennéade (pesedjet) brille (pesedj).

http://matiere-a-esprit.over-blog.fr/article-15079026.html

La Grande Ourse

La Grande Ourse est la constellation la plus connue, celle qu'on apprend généralement à reconnaître en premier dans l'hémisphère nord. Sept étoiles ressortent nettement parmi les autres et forment le Chariot (ou la Casserole ).

(...)

Quant aux  romains, ils les appelèrent les Septem Triones (les sept bœufs) en raison de leur lent déplacement autour de la polaire, alors proche de l'étoile Thuban (α du Dragon), qui leur rappelait celui des bœufs pendant les labours ou sur l'aire de battage.

Pour la même raison, les grecs la désignait également sous l'appellation : Helike (hélice ou spirale). À noter que le mot grec arktos veut dire ourse. Voilà qui a le mérite d'éclaircir certaines origines d'ordre sémantique.

http://matiere-a-esprit.over-blog.fr/article-15079110.html

Par Sylvie - Publié dans : ALCHIMIE
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 07:45

link

http://www.macrolivres.com/fiches/aromatherapie_et_phytoenergetique.php

Source: Michel Odoul

"

Si l’on accepte le paradigme vibratoire de notre univers, codifié par l’orient mais également par la science occidentale de ces dernières décennies, les huiles essentielles doivent posséder, au-delà de leur dimension moléculaire pure, une dimension vibratoire (électrique ou ondulatoire). Mais comment l’envisager et ensuite la conceptualiser de façon cohérente.

Nous devons beaucoup pour cela aux recherches du docteur Valnet (qui a basé sa médecine du terrain sur les travaux de Louis Claude Vincent) et aux travaux du biochimiste, Pierre Franchomme, qui a su « positionner » les molécules aromatiques sur le fameux bio-électrogramme du même Vincent.

Pour résumer, Louis Claude Vincent a élaboré un référentiel essentiel à l’usage de l’Aromathérapie et, à travers lui, à la pratique générale des huiles essentielles. Cet outil donne en effet une structuration très utile de la composition moléculaire des H.E. Il permet ainsi de les choisir en fonction de critères scientifiques démontrés et « non simplement empiriques ». C'est grâce à cette approche électromagnétique que nous avons pu faire le pont avec l'énergétique pure.

"

http://www.macrolivres.com/img/speciali/a/aromatherapie_et_phytoenergetique_17.jpg       http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/32/Wuxing.svg/150px-Wuxing.svg.png      http://ecx.images-amazon.com/images/I/51JHYMBHGPL._SL500_AA300_.jpg


Par Sylvie - Publié dans : ALCHIMIE
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 22:19

http://geobiologie-sante.com/2011/03/30/ceremonie-de-leau-avec-le-dr-masaru-emoto-31032011/

Le Dr Masaru Emoto, bien connu pour ses recherches sur l’eau et sur sa réceptivité aux pensées et aux émotions invite la planète à le rejoindre pour une cérémonie de prière qui aura lieu le jeudi 31 mars 2011 à midi.

Pour toutes les personnes autour du monde

S’il vous plaît envoyez vos prières d’amour et de gratitude à l’eau des centrales nucléaires à Fukushima, Japon!

Après le séisme de magnitude 9 massive et le surréaliste tsunami, plus de 10.000 personnes sont toujours portées disparues … même maintenant …  16 jours ont passé déjà depuis la catastrophe.  Le pire est que l’eau dans les réacteurs des centrales nucléaires Fukushima a commencé à fuir, et à contaminer l’océan, l’air et les molécules d’eau des zones environnantes.
La sagesse humaine n’a pas été en mesure de faire beaucoup pour résoudre le problème, mais nous essayons seulement de refroidir la colère des matières radioactives dans les réacteurs en évacuant l’eau à leur disposition.
N’y a-t-il vraiment rien d’autre à faire?
Je pense que si ! Pendant plus de vingt années de recherche à mesurer le hado et la technologie des cristaux d’eau photographique, j’ai été témoin de ce que l’eau peut devenir positive quand elle reçoit la vibration pure de la prière de l’homme, peu importe comment elle est loin.
La formule de l’énergie d’Albert Einstein, E = MC2 signifie en réalité que de l’énergie = nombre de personnes et de la place de la conscience des gens. Il est maintenant temps de comprendre le vrai sens.
Joignons-nous tous la cérémonie de prière en tant que citoyens de la planète Terre.
Je voudrais demander à toutes les personnes, pas seulement au Japon, mais partout dans le monde s’il vous plaît de nous aider à trouver une issue à la crise de cette planète! 

La procédure de la prière est la suivante

Nom de la cérémonie:
« Envoyons nos pensées d’amour et de gratitude à toutes les eaux dans les centrales nucléaires à Fukushima »  

 

Jour et heure:
31 mars 2011 (jeudi)
12:00 midi dans chaque fuseau horaire

S’il vous plaît dire la phrase suivante:

« L’eau de la centrale nucléaire de Fukushima, nous sommes désolés de vous faire souffrir. 

S’il vous plaît pardonnez-nous. Nous vous remercions, et nous vous aimons ».

S’il vous plaît dites-le à haute voix ou dans votre tête.

Répétez trois fois en joignant les mains dans une position de prière.

S’il vous plaît offrez votre prière sincère.

 

 

Merci beaucoup du fond du cœur.

Avec amour et de gratitude,
Masaru Emoto

Messager de l’eau

 


Par Sylvie - Publié dans : ECOLOGIE
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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 10:12

Ecouter la video:

link

(attendre quelques instants pour visualiser).

 

"

Madame, Monsieur,

Venant d’apprendre avec stupeur le projet Européen concernant l’interdiction des plantes médicinales, je m’insurge quant à cette violation primaire aux droits humains.

De nombreuses personnes se sont toujours soignées par les plantes et ont constaté leur grande efficacité.

Doit-on devenir des cobayes des lobbys pharmaceutiques sans alternative, sachant que les médicaments qui soignent un problème spécifique peuvent avoir des effets secondaires catastrophiques à d’autres niveaux ?

J’estime qu’on ne peut pas annuler un savoir ancestral de médecine par les plantes pour le seul profit de multinationales pharmaceutiques.

L’heure est très grave et je vous prie de prendre en compte ce cri d’alarme avant que de sérieux problèmes n’émergent.

Il convient d’apporter en urgence des amendements à cette directive afin qu’elle prenne davantage en compte les préparations à base de plantes non-Européennes.

Je vous prie instamment d’exercer les pressions nécessaires au Parlement européen ainsi que sur la Direction générale de la santé et des consommateurs (DG SANCO) afin de présenter de tels amendements.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes meilleures salutations.

"

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Par Sylvie - Publié dans : ECOLOGIE
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 09:04

A l’origine, le nom "Shingon" est la traduction d’un mot d’origine sanskrite "mantra", qui signifie "parole vraie". Ces mantras, constitués de syllabes mystiques, étaient en fait des formules prononcées par les bouddhistes. Ils étaient considérés comme des sons sacrés. Dans l’Inde védique (de 1800 à 800 av. JC), on les répétait pour obtenir des Dieux bonheur, force ou santé...
(...)
Au centre de ce Bouddhisme ésotérique, le Bouddha Mahavairocana (en japonais Dainichi) fait figure de divinité centrale. Ce nom "Mahavairocana" signifie "Le Grand Illuminateur de tout" ; Symbole de la Vie éternelle et personnification de l’Univers, le Bouddha Mahavairocana est à la fois Tout, et partout (Le Bouddha Sakyamuni n’en est qu’une simple émanation).
Le Shingon, qui s’inspire de cette voix du Véhicule du Diamant, repose aussi sur deux textes sacrés, écrits vers le 2ème siècle en Inde : le Kongôtchô-kyô et le Daïnitchi-kyô.
Le premier présente "le monde du Diamant", c’est-à-dire la sagesse du Bouddha ; cette dernière est comparée à la dureté et à la pureté du diamant, pouvant anéantir tout désirs et illusions.
Le deuxième texte explique comment obtenir cette sagesse : par la "compassion", les mantras, les mudras (gestes des mains)...
(...)
D’après Aoki Senseï, un des plus grands maîtres Shingon (mort en 1985) :
« Nous ne vivons pas seuls, mais grâce aux autres. Notre vie est un don précieux qu’ils nous font. Aussi devons-nous cultiver un sentiment de respect et de reconnaissance non seulement vis-à-vis des personnes vivantes ou décédées à qui nous devons d’être là, mais encore pour chaque objet que nous utilisons. La vie est partout et dans chaque chose... »
http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article366


L'enseignement du Shingon se réfère principalement à deux textes sacrés, le Kongôtchô-kyô (sanscrit : Vajrasekhara Sûtra) et le Daïnitchi-kyô (sanscrit : Mahâ-Vairocana Sûtra) , écrits vers le IIe siècle au monastère de Nalanda dans le nord de l'Inde.

Cette école bouddhiste du yoga des trois mystères, le « traïguya-yoga », explique qu'il est possible de devenir Bouddha dès cette vie.

Différentes écoles Shingon japonaises ont des points de vues différents des commentaires du fondateur Kūkai : les écoles traditionalistes (Kôgi shingon des temples de Koya san, Daigogi, etc) et les réformateurs (shingi shingon branches Buzan Ha et Chizan) des temples Hasédera et Chishakuin) mais pour bien appréhender ces différences de points de vues il est nécessaire d'être un lettré japonais.

Ces enseignements affirment que la nature originelle de l'esprit de l'homme est pur, c'est le cœur de compassion, la « bodhi », dont l'essence est identique à celle de l'Univers. Ce qui différencie les différentes écoles du Shingon c'est justement les moyens d'appréhender cette ultime réalité.

 

D'une façon générale : Si nous souffrons, c'est parce que nous nous attachons à ce qui est impermanent dans ce monde de la forme et du désir, que chacun conçoit ainsi en fonction de ce qu'il est intérieurement.

Les passions, regroupées sous le vocable de triple poisons (la concupiscence, la colère et l'aveuglement) correspondent à des forces vitales nécessaires à la survie et au développement de tout organisme animal.

Le désir et l'aversion structurent le moi et l'obligent à se perfectionner pour mieux arriver à ses fins matérielles.

 

Ces « moyens alchimiques » pour utiliser ces « poisons » en énergies de réalisation spirituelle sont expliqués dans les seize chapitres du sutra Rish-è, textes de base du mikkyo du bouddhisme Shingon alors que le texte de base de l'école Tendai (Hokké-kyo/sutra du Lotus) explique qu'avant d'avoir accès au mikkyo (Taimitsu des moines Ennin et de Chisho Daishi) des étapes sont nécessaires avec des voies différentes en fonction du karma de chacun.

Durant de nombreuses vies passées, la nécessité de s'affirmer et de défendre son territoire, malgré et contre les autres, a développé une vision dualiste du monde qui a imprégné le subconscient de tous les êtres.

C'est la principale cause de l'égarement, de la perte d'une perception plus globale de la vie, l'« inscience ».

C'est pourquoi dans le bouddhisme ordinaire, on conçoit que c'est par l'extinction des passions que peut être atteinte l'illumination, ce qui laisserait penser qu'il y a de bonnes et de mauvaises tendances dans l'être humain, ce qui aurait pour effet de le dualiser, de « diaboliser » sa sensualité. Il ne s'agit pas de renoncer à tous ses besoins, mais de spiritualiser sa vie, par exemple en mangeant avec un sentiment de reconnaissance vis-à-vis des êtres aux dépens desquels nous nous nourrissons. Ainsi, se nourrir devient une pratique spirituelle, parce qu'absorber de la nourriture revient à participer au processus de vie de l'univers.

 

Si d'un point de vue relatif, il reste exact que les passions sont source d'égarement et de souffrance ; dans le vajrayâna les passions sont considérées en vérité absolue de la même nature que l'éveil (soku bodaïshin), car c'est cette même force vitale qui anime les êtres vers des désirs mondains qui va être transformée, sublimée par alchimie interne en énergie spirituelle de compassion-sagesse, dont l'essence est la nature ultime de l'univers et de tous les êtres.

Celui qui réalise que le fond de son cœur, « bodhi », est le même que celui de tous les êtres, devient un avec le tout, il dissout son moi dans l'univers comme une goutte d'eau se dissout dans l'océan.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Shingon

 

 

 

 

http://www.buddhaline.net/spip.php?article156

Le Shingon, bouddhisme tantrique du japon

Le Shingon Dharani Shu est l’enseignement très secret de la parole sacrée du Bouddha en état d’illumination.

Par Thierry Mollandin

Le Shingon est le bouddhisme tantrique du japon, c’est le "Mikkyo" terme traduisant le sanscrit guyayana (véhicule des secrets).

Cet enseignement provenant de l’Inde du nord , a été reçu en chine par un moine japonais kukaï qui cherchait a comprendre un texte ésotérique le Mahaavairocanaabhisambodhi. A cette époque bien que ce tantra ai été apporté au japon, personne ne pouvait en expliquer le sens.


Très jeune kukaï avait de fortes disposition pour la pratique spirituelle, une représentation japonaise classique le montre d’ailleurs enfant assis sur un lotus, lui même disait que dans son enfance il rêvait de nombreux bouddhas qui venaient le visiter. Adolescent il fut initié a un rituel tantrique, le gumanji ho qui consistait en une pratique assidue du boddhisattva Akashargarbha, le gardien des trésors du ciel.

Cette pratique consiste parallèlement à une pratique de purification très strict à répéter sur une période de 50 ou 100 jours le mantra d’Akasha (jap kokuzo) pour atteindre le chiffre d’1 million. Il fit cette pratique de nombreuses fois et à l’issue d’une d’entre vit un matin l’étoile venus, l’étoile de l’aube que symbolise Akasha entrer en lui et lui apporter l’illumination. Il n’est pas inutile de faire le rapprochement avec Sakyamuni et son expérience de l’éveil, cette pratique visant à en recréer les conditions.

C’est donc au début du IX siècle que Kukaï, connu ultérieurement sous son titre posthume et honorifique de Kôbô Daïshi, le grand instructeur de la loi, décida à l’issue de nombreuses années consacrées à l’ascèse, de partir en chine d’ou il reçu de son maître Keika Aajari (houei kuo) la doctrine bouddhiste ésotérique chinoise, ce vers 804. La lignée de transmission donnée par la tradition Shingon est la suivante Mahavairocana, Vajrasattva, Nagarjuna, Nagabodhi, Vajrabodhi, Amoghavajra, Houei Kuo et Kukaï.

De retour au Japon Kukaï structura cet enseignement sur le plan doctrinal et lui donna le nom de Shingon-Shu, qui signifie école de la vraie parole.

 

Le nom Shingon est la traduction d’un mot d’origine sanscrite "mantra" qui signifie "instrument de pensée".

Kobo Daishi choisi de donner le nom de Shingon à son école, car l’usage des sons sacrés est un des points essentiels de son enseignement. D’après le texte Shoigyo, le Shingon Dharani Shu est l’enseignement très secret de la parole sacrée du Bouddha en état d’illumination.

 

Il est a noter qu’en chine l’école ésotérique déclina peu après, suite a une persécution organisée par un empereur manipulé par le clergé taoïste, une partie de cette enseignement survécue dans le Mi Tsung chinois, l’école des secrets et une autre fut réintroduit ultérieurement en chine par des empereurs mongols liés a des lignées tibétaines.

 

Très syncrétique le Shingon réunit deux pratiques qui étaient à l’époque séparées, celle du mahavairocana tantra et celle du yoga tantra les considérant comme deux faces d’une même médaille ou deux aspect de la réalité, monde phénoménal, monde de l’esprit, les considérant comme une et non duelles.

Très vite les divinités shinto furent bouddhéisés et considérées comme l’émanation de boddhisattvas ce qui donna naissance a une pratique appelée le Ryobu shinto et à l’interpénétration des pratiques shinto au sein du bouddhisme et bouddhiste au sein du shinto.

Très présent dans la vie japonaise le Shingon compte plus de 12000 temples, chaque temple est dédié a un bouddha, un boddhisattva, voir un déva particulier, les plus vénérés étant Vairocana, le bouddha de médecine, Amida, ou encore Achalanatha principal protecteur au japon mais cela peut aussi être Rajagara, Ganesh, Sarasvati, Mahakala, Vaisravna qui sont priés par les japonais pour des buts principalement mondains, protection, santé, obtention de biens matériels etc.

La pratique se divise en pratique mondaine ou extra mondaine, mondaine elle vise aux bien de ce monde et supra mondaine à l’accomplissement de la siddhi suprême, l’illumination en une vie, « Sokushin Jobutsu ».

Les quatre rituels principaux pratiqués par les moines Shingon sont le juatchido ou rituel des 18 mudras, le rituel du mandala du taizokai (la matrice) celui du kongakai (le vajra) et les rituels de feu (goma) extrêmement répandu et couramment exécutés au japon, pays traditionnellement au contact des éléments comme l’on peut le voir avec les ascèses sous les cascades exécutées hiver comme été.

 

La méditation qui n’est pas sans analogie avec le dzogchen utilise en support la lettre A dessinée en Siddham et posée sur un lotus, ce dans une lune blanche ce détachant sur un fond noir.

De nombreux textes décrivent cette méditation très pratiquée dans le tantrisme japonais et considérée comme le cœur de la méditation Shingon.

Janvier 2001

Thierry Mollandin

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Par Sylvie - Publié dans : BOUDDHISME
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